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OURIQ

Um diário trasladado

OURIQ

Um diário trasladado

28
Ago08

...


Eremita


 

Numa entrada anterior, tratei a duquesa por condessa. Não quero fazer disto um acto falhado que aponte para um desejo inconsciente de plebeização desta fascinante mulher a fim de a transformar num objecto de desejo concretizável, e nem sequer é pela reserva que o Freud popular me merece, é mesmo por não ter presente a hierarquia dos títulos nobiliárquicos abaixo de "príncipe", não podendo pois na altura em que cometi o erro saber se a estaria a despromovê-la ou a afastá-la ainda mais do meu patamar social. A verdade é que esta duquesa domina cada vez mais o romance. A forma como anuncia a sua separação do conde de Moca, cruel e franca - em diametral oposição ao que numa crónica recente de Lobo Antunes é definido como uma ruptura à gajo - desperta menos a compaição pelo duque que o desejo algo masoquista de estar no seu lugar e poder também ser vítima de tamanha prova de desamor. Uma coragem implacável seduz e assim se cria um ciclo de retroacção positiva capaz de levar ao desespero. Insisto: temeria pelo futuro do duque se não tivesse ficado ainda mais encantado com a duquesa.


"- Séparons-nous, mon cher comte, lui dit-elle d'une voix faible, mais bien articulée, et quelle s'efforçait de rendre aimable, séparons-nous, il le faut! Le ciel m'est témoin que, depuis cinq ans, ma conduite envers vous a été irréprochable. Vous m'avez donné une existence brillante, au lieu de l'ennui qui aurait été mon triste partage au château de Grianta, sans vous j'aurais rencontré la vieillesse quelques années plus tôt... De mon côté ma seule occupation a été de chercher à vous faire trouver le bonheur. C'est parce que je vous aime que je vous propose cette séparation à l'amiable, comme on dirait en France.


 Le comte ne comprenait pas; elle fut obligée de répéter plusieurs fois. Il devint d'une pâleur mortelle, et, se jetant à genoux auprès de son lit, il dit tout ce que l'étonnement profond, et en suite le désespoir le plus vif, peuvent inspirer à un homme d'esprit passionnément amoureux. A chaque moment il offrait de donner sa démission et de suivre son amie dans quelque retraite à mille lieues de Parme.

 - Vous osez me parler de départ, et Fabrice est ici! s'écria-t-elle en se soulevant à demi.

 Mais comme elle aperçut que ce nom de Fabrice faisait une impression pénible, elle ajouta après un moment de repos et en serrant légèrement la main du comte:

 - Non, cher ami, je ne vous dirai pas que je vous ai aimé avec cette passion et ces transports que l'on n'éprouve plus, ce me semble, après trente ans, et je suis déjà bien loin de cet âge. On vous aura dit que j'aimais Fabrice, car je sais que le bruit en a couru dans cette cour méchante. (Ses yeux brillèrent pour la première fois dans cette conversation, en prononçant ce mot méchante.) Je vous jure devant Dieu, et sur la vie de Fabrice que jamais il ne s'est passé entre lui et moi la plus petite chose que n'eût pas pu souffrir l'oeil d'une tierce personne. Je ne vous dirai pas non plus que je l'aime exactement comme ferait une soeur, je l'aime d'instinct, pour parler ainsi. J'aime en lui son courage si simple et si parfait, que l'on peut dire qu'il ne s'en aperçoit pas lui-même, je me souviens que ce genre d'admiration commença à son retour de Waterloo. Il était encore enfant, malgré ses dix-sept ans; sa grande inquiétude était de savoir si réellement il avait assisté à la bataille et dans le cas du oui, s'il pouvait dire s'être battu lui qui n'avait marché à l'attaque d'aucune batte rie ni d'aucune colonne ennemie. Ce fut pendant les graves discussions que nous avions ensemble sur ce sujet important, que je commençai à voir en lui une grâce parfaite. Sa grande âme se révélait à moi; que de savants mensonges eût étalés, à sa place, un jeune homme bien élevé! Enfin s'il n'est heureux je ne puis être heureuse. Tenez, voilà un mot qui peint bien l'état de mon coeur; si ce n'est la vérité, c'est au moins tout ce que j'en vois.

 Le comte, encouragé par ce ton de franchise et d'intimité, voulut lui baiser la main: elle la retira avec une sorte d'horreur.

 (...)

 - Que vais-je devenir? lui répétait le comte moi qui sens que je vous suis attaché avec plus dé passion que les premiers jours, quand je vous voyais à la Scala!

 - Vous avouerai-je une chose, cher ami, parler d'amour m'ennuie, et me semble indécent. Allons, dit-elle en essayant de sourire, mais en vain, courage! soyez homme d'esprit, homme judicieux, homme à ressources dans les occurrences. Soyez avec moi ce que vous êtes réellement aux yeux des indifférents, l'homme le plus habile et le plus grand politique que l'Italie ait produit depuis des siècles.

 Le comte se leva et se promena en silence pendant quelques instants.

 - Impossible, chère amie, lui dit-il enfin: je suis en proie aux déchirements de la passion la plus violente, et vous me demandez d'interroger ma raison! Il n'y a plus de raison pour moi!

 - Ne parlons pas de passion, je vous prie, dit-elle d'un ton sec.

 (...)

 "Rappelez-vous, ajouta-t-elle en changeant de ton et de l'air le plus impérieux, que je ne suis point trop affligée de l'enlèvement de Fabrice, que je n'ai pas eu la moindre velléité de m'éloigner de ce pays-ci, que je suis remplie de respect pour le prince. Voilà ce que vous avez à dire, et voici, moi, ce que je veux vous dire: Comme je compte seule diriger ma conduite à l'avenir, je veux me séparer de vous à l'amiable, c'est-à-dire en bonne et vieille amie. Comptez que j'ai soixante ans; la jeune femme est morte en moi, je ne puis plus m'exagérer rien au monde, je ne puis plus aimer. Mais je serais encore plus malheureuse que je ne le suis s'il m'arrivait de compromettre votre destinée. Il peut entrer dans mes projets de me donner l'apparence d'avoir un jeune amant, et je ne voudrais pas vous voir affligé. Je puis vous jurer sur le bonheur de Fabrice, elle s'arrêta une demi-minute après ce mot, que jamais je ne vous ai fait une infidélité, et cela en cinq années de temps. C'est bien long, dit-elle; elle essaya de sourire; ses joues si pâles s'agitèrent, mais ses lèvres ne purent se séparer. Je vous jure même que jamais je n'en ai eu le projet ni l'envie. Cela bien entendu, laissez-moi." (cap. XVI)

 

 

 

 

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